Du 29/09 au 15/10/22 Encore et toujours là – D’Olympe à aujourd’hui

En 1791, dans la foulée de la Révolution française, Olympe de Gouges publie la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne ». Deux ans plus tard, elle est guillotinée.

À l’occasion de la venue à Saint-Gilles de « J’ai rêvé la révolution », spectacle chorale créé pour traverser le confinement, le collectif Chants de Luttes propose un petit programme d’ateliers et de rencontres joyeuses pour prolonger le combat, encore et toujours, et de manière moins dramatique.

Un partenariat du Collectif Chants de Luttes (Le Centre Librex, PAC Bruxelles, La Maison du Livre, Les Midis de la Poésie, Francofaune, Bruxelles Laïque) + CPAS de Saint-Gilles + Centre Culturel Jacques Franck + Collective Féministe toi-même !

Atelier d’écriture : La déclaration

Mercredi 28 septembre 10h-12h, à la Maison Poème

Qu’avez-vous à déclarer ? Cette question sera notre guide pour un atelier autour du texte d’Olympe de Gouges, la « déclaration des droits de la femme et de la citoyenne ». Anecdotique ? Politique ? Entre les deux ? L’atelier ne nécessite pas de connaissance préalable ni de pratique d’écriture, il est conçu pour envisager ensemble ce que déclarer nos droits peut déclencher. Discussion sur les propositions et les méthodes pour écrire. Mise en commun de ce qui sortira de nos bouches ou de nos doigts, pour une déclaration collective qui pourra se dire en poésie.

Animé par Aliette Griz (Les Midis de la Poésie) et Stéphanie Gillet (PAC Bruxelles)

Gratuit
Infos et inscriptions : info@midisdelapoesie.be

Rencontre artiviste : Ielles rêvent même de révolution !

Jeudi 6 octobre 19h-21h, à la Maison du Livre

En femmage à Olympe, figure historique du féminisme, le Collectif Chants de luttes s’associe à la collective Féministe toi-même ! pour échanger, au-delà des risques encourus, sur la joie de militer et sur les nouvelles manières de marquer les esprits. Même si de nombreux combats restent à mener, contre les féminicides, pour une occupation équitable de l’espace public, contre les plafonds de verre… les luttes sont aussi des moments joyeux. Aujourd’hui comme hier, elles s’autorisent des formes originales, artistiques ou festives, empruntent les voies de la fiction, font entendre leurs voix en chanson…

Avec Sihame Haddioui, les Sous-entendu·es, la chorale Strike sisters, les galeristes de that’s what X said, les slameuses Z&T

Prix libre
Infos et inscriptions : m.strykers@lamaisondulivre.be  

Rencontre citoyenne et chorale : Chanter et changer la vie

Jeudi 13 octobre 19h-22h, au DK

Le chœur « El Pueblo » racontera comment il a créé « J’ai rêvé la révolution » pour traverser le confinement. Il souhaite échanger avec des chorales locales autour du chant comme moyen de lutte joyeuse, de la création collective, de l’engagement, de ce qui permet d’aller jusqu’au bout d’un projet ou de tenir dans la durée… La rencontre se déroulera autour d’une auberge espagnole et se terminera en chansons.

Gratuit
Infos et inscriptions : m.strykers@lamaisondulivre.be  

Atelier de chant collectif

Samedi 15 octobre 10h-12h, à la Maison Poème

Zabo Martin animera un atelier pour travailler « Sans la nommer » de Georges Moustaki. Cette chanson fait partie du spectacle choral « J’ai rêvé la révolution » à propos du procès d’Olympe de Gouges qui sera joué le soir au Centre Culturel Jacques Francq. Les chanteuses et chanteurs qui auront participé à cet atelier, pourront la chanter avec le chœur « El Pueblo » lors de la représentation.

Animé par Zabo Martin (Compagnie des Temps Venus)

Gratuit
Infos et inscriptions : info@midisdelapoesie.be

Spectacle choral : J’ai rêvé la révolution

Samedi 15 octobre 20h – 21h30, au Centre Culturel Jacques Franck

Une pièce de Catherine Anne, interprétée par la Compagnie des Temps Venus (Lot-et-Garonne) dans une mise en scène de Émilie Gruat, sous la direction musicale de Zabo Martin. Avec Jeanne Coquereau, Anne-Marie Frias, Emilie Gruat, Baptiste Ribaimont et le choeur «El pueblo».

Une prisonnière, Olympe de Gouges, en attente de procès ; son geôlier, un jeune soldat ; la mère de ce dernier, qui vient de la campagne. L’action se concentre sur cinq journées, entre le 28 octobre et le 3 novembre 1793, cinq journées où les personnages s’observent, s’écoutent, se jugent, se dévoilent, échangent, se sauvent – ou tentent de se sauver -, s’influencent et, surtout, se parlent. Cinq journées où la prisonnière écrit aussi beaucoup.

À la lecture de la pièce, Zabo, musicienne et compositrice, a imaginé le peuple en choeur, faisant de « J’ai rêvé la révolution » un spectacle musical. Et tandis que la France se parlait derrière des masques, la compagnie lança, en plein confinement, un appel à chanter ensemble. Les quarante personnes qu’elle a rassemblées, de milieux, d’âges et de villages différents, accompagnent aujourd’hui la création et font de « J’ai rêvé la révolution », un spectacle fondateur, d’une rare humanité et d’une troublante actualité !

Prix libre
Infos et inscriptions : info@lejacquesfranck.be