28/4 La diversité sur les scènes théâtrales | 5 à 7 politique

Comment lire aujourd’hui « Combat de nègre et de chiens » au regard des années 80 où Bernard-Marie Koltès l’écrit ? Son théâtre est-il annonciateur des dramaturgies d’Afrique et des diasporas qui s’affirment au tournant du XXIe siècle, et où en sommes-nous aujourd’hui de la diversité sur les scènes théâtrales ?

Autour de Sylvie Chalaye (FR): Thibaut Wenger (metteur en scène de ‘Combat de nègre et de chiens’) – Ebouele François (comédien) –Isabelle Pousseur: metteure en scène et fondatrice du théâtre Océan Nord.

Modération: Gia Abrassart

 

Professeure et directrice de recherche à l’Université Paris 3, anthropologue des représentations coloniales et spécialiste des dramaturgies afro caribéennes, Sylvie Chalaye mène des travaux sur l’image du Noir au théâtre, en analysant notamment le théâtre de Koltès et Combat de nègre et de chiens.

 

 

« Le théâtre de Koltès pose la question de l’altérité colonisée et pas seulement la question de l’étranger. Il rappelle la nécessité du dialogue avec l’autre, cet autre qu’il faut voir et prendre en compte si l’on veut réellement échanger avec lui et non pas ignorer sa présence. Il faut pouvoir entendre ce que l’autre a à nous dire sans avoir décidé au préalable de sa parole et avoir défini en dehors de lui son identité et ses comportements. Horn, celui qui « connaît bien les Africains », celui qui «a l’habitude de l’Afrique », incarne cette posture de certitude qui exaspère tant Koltès et que l’on retrouvera aussi dans le regard de ceux qui enferment le théâtre africain dans une seule et unique définition (…).

Sylvie Chalaye, « La révélation argentique de Koltès » in « Bernard-Marie Koltès : Textes et contextes », sous la direction d’André Petitjean, Université Paul Verlaine-Metz, Recherches Textuelles, n°10, 2010, pp. 343-351

 

Infos pratiques

  • 28/4/2017 de 17 à 19h
  • Théâtre Varia, 78 rue du Sceptre, 1050 Bruxelles
  • Entrée libre
  • Plus d’infos: relations.publiques@varia.be | 02 642 20 64 (Laura Vauquois) / 02 642 20 51 (Fredo Lubansu)