5/11 Ciné-rencontre — Tu enfanteras dans la douleur

Au vu des conditions sanitaires, le ciné-rencontre autour des violences obstétricales aura lieu en ligne. Pour y participer, nous vous demandons de vous inscrire via info@centrelibrex.be avec comme objet de mail: ciné-rencontre 5/11. Nous vous enverrons un lien (valable du mardi 03 novembre 20h au jeudi 05 novembre 20h) pour que vous puissiez regarder les films à votre meilleure convenance et un autre lien pour accéder à la rencontre avec Marie-Hélène Lahaye et Nina Faure qui aura lieu à 20h00.

Lors de cette soirée nous projetterons 2 documentaires :

  • “Tu enfanteras dans la douleur” de Ovidie (59 min)
  • “Paye (pas) ton gynéco” de Nina Faure (20 min)

Ce jeudi 20h, nous vous invitons, après visionnage des films, à assister à la rencontre avec Nina Faure et Marie-Hélène Lahaye (féministe, juriste, animatrice du blog « Marie, accouche là » et lanceuse d’alerte belge sur les questions des violences obstétricales)


Tu enfanteras dans la douleur — de Ovidie (59 min)

«Il a tout suturé à vif, ça a duré quarante-cinq minutes ». «Je n’étais plus dans un accouchement ; c’était une scène de massacre». «On préférerait mourir plutôt que de sentir ça». S’ils sont glaçants et bouleversants, les témoignages réunis dans ce documentaire montrent aussi la volonté des femmes de rendre publiques les maltraitances subies durant l’accouchement. Les violences décrites – épisiotomie imposée, césarienne à vif, infantilisation, remarques sexistes – bafouent une notion fondamentale: le consentement des femmes. Nombre d’entre elles assimilent alors ce qu’elles ont vécu à un viol. En France comme dans le reste de l’Europe, leurs voix s’élèvent pour les dénoncer, amplifiées par les réseaux sociaux et une forte mobilisation militante. Également victime de violences obstétricales, la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes, Marlène Schiappa, interviewée dans ce film, a jeté un pavé dans la mare, en commandant un rapport sur le sujet. La réalisatrice féministe Ovidie analyse la situation sans manichéisme, en interrogeant tous les acteurs concernés : des victimes, des militantes, des experts, des sages-femmes mais aussi des gynécologues qui dénoncent le manque cruel de moyens du système de santé publique. L’enquête rigoureuse explore également l’histoire pour comprendre la source de cette violence systémique, et rappeler, avec des expériences passées ou présentes (l’accouchement sans douleur, la naissance à domicile) qu’un autre modèle, moins médicalisé, peut constituer une solution.

Paye (pas) ton gynéco — de Nina Faure (20 min)

Nina pourrait être déprimée après de mauvaises expériences avec les gynécologues, mais elle découvre qu’elle n’est pas seule. Sur internet, des témoignages de femmes similaires au sien prennent une ampleur insoupçonnée, et se voient même regroupés sous un nom : “les violences gynécologiques”. Une journaliste vient de publier un livre d’enquête sur le sujet, des réunions publiques et des actions s’organisent. Les femmes remettent en cause la façon dont est conçu le rapport de la gynécologie à leur corps mais les réactions de la profession révèlent un profond sexisme qui semble d’un autre temps.

Une collaboration du Centre Librex avec Zin-TV.