18/05/2010 – De Vriendt 2

Que fait l’asbl Flora ? : Flora vise l’intégration durable sur le marché de l’emploi des femmes et des hommes précarisé-e-s de toutes origines. L’objectif de Flora est de mettre en évidence les mécanismes de discrimination à l’œuvre sur le marché de l’emploi et dans la société afin de contribuer à augmenter l’égalité en modifiant les valeurs et les normes en vigueur. Pour ce faire, Flora fonde son analyse sur les dimensions de genre au sein de notre société et rend visibles leurs effets négatifs, tant pour les femmes que pour les hommes.

Le Centre d’Expertise Flora : développement du savoir par la participation

La spécificité de Flora est d’être un centre d’expertise à l’intersection des thèmes du genre, de l’économie (sociale) et de la précarité. Le fait que la connaissance de Flora soit développée et transmise de manière participative à partir d’un réseau d’associations (Réseau Flora) renforce sa crédibilité vis-à-vis du monde politique et du monde scientifique. Par ailleurs, sur base de son action fédérale, Flora dispose d’une vue d’ensemble des évolutions dans les trois Régions de Belgique. Les expertes de Flora utilisent la méthode de la recherche-action. Ainsi, leur expertise repose sur la co-construction du savoir : l’échange constant entre l’analyse de genre théorique et l’expérience de terrain des associations membres du Réseau et de leurs publics.

Le Réseau Flora

Les membres des associations du Réseau fédéral Flora relèvent de catégories très diversifiées (organisme d’insertion socioprofessionnelle, entreprises de formation par le travail, atelier social, service de quartier et de proximité, centre de formation, etc.). Cette diversité, ainsi que la répartition géographique des associations aux quatre coins de la Belgique, constituent la richesse et la spécificité de Flora.

Les axes d’action : Flora développe des projets avec les « lunettes genre ».

  • Les forums : Flora organise des rencontres bisannuelles de femmes défavorisées et/ou peu scolarisées des différentes associations afin de créer un espace d’expression dans le cadre duquel elles peuvent échanger leurs points de vue et être valorisées.
  • Des recherches sur l’insertion socioprofessionnelle des femmes, le genre et la diversité, le droit à la pension pour les femmes précarisées, la participation culturelle par le travail, l’empowerment et la participation citoyenne, les titres-services, l’économie sociale…
  • Le coaching d’insertion : Flora propose un programme de formation et de supervision de coachs.

Si vous désirez des informations supplémentaires au sujet de l’asbl Flora, n’hésitez pas à visiter le site Internet www.florainfo.be, et/ou à contacter Marianne Hiernaux : 02 204 06 45 ou par e-mail : mariannehiernaux@florainfo.be.

 

Quelles pistes vers un nouvel équilibre ?

 

Différentes pistes doivent être explorées, aux niveaux macro, méso et micro. Au niveau macro, il s’agit que les politiques prennent conscience et reconnaissent l’importance du travail de soin, du travail pour soi et du travail social au sein de la société, et des mécanismes qui font que le travail dont la société a besoin n’est plus réalisé (ou valorisé).

Concrètement, nous pensons à la valorisation de ces types de travail dans les parcours de vie des femmes (et des hommes) par des moyens financiers ou autres : pensions reconnaissant le travail de soin réalisé par la personne auprès des enfants, accessibilité aux biens communs, …Les pouvoirs subsidiants devraient également revoir les indicateurs valorisant le travail des associations d’insertion socioprofessionnelle, en développant des indicateurs qualitatifs plutôt que quantitatifs.

Au niveau méso, il s’agit pour les associations de développer des méthodologies pour réagir au déséquilibre induit par les politiques et les pouvoirs subsidiants, en valorisant le travail social dans l’association: travailler en groupe, sur le collectif et le communautaire, pour renforcer, chez le public, le travail pour soi (estime de soi), le travail de soin et le travail social (projets collectifs). Une autre réponse à la pression actuelle est de renforcer la responsabilité sociale des entreprises en favorisant la collaboration (plutôt que la compétition/concurrence) entre les associations d’insertion socioprofessionnelle. Lever également la pression en créant de nouvelles structures d’insertion socioprofessionnelle.

Au niveau micro, des structures de soutien et de solidarité, complémentaires aux revenus financiers, voient le jour pour développer les domaines et les réseaux dans lesquels les femmes peuvent trouver du soutien (par des structures ou par de l’information). Sensibiliser également le grand public aux actions de solidarité envers les personnes précarisées.

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