Festival Changa Changa : vivre la rencontre pendant tout un week-end

Pour commencer l’été, le Centre régional du Libre Examen a organisé avec le Centre féminin d’éducation permanente une rétrospective des films du cinéaste congolais Mweze Dieudonné Ngangura. Une belle façon de participer à l’anniversaire des 50 ans de la RDC. Sept films ont ainsi été projetés donnant lieu à trois conférences et à de nombreux échanges entre les participants.

Nombre d’entrées payantes : 70

Compte tenu des ventes en billetterie et en restauration, et sous réserve des versements de subsides, nous estimons pouvoir libérer 500€ net au projet de femmes Sud-Kivu. La somme partira symboliquement de Bruxelles à l’occasion de la marche mondiale des femmes et sera déposée en mains propres aux destinataires.

Déroulement du festival

  • Le festival débute samedi à midi. 
  • Accueil par l’Echevin de la Solidarité internationale de la Commune d’Etterbeek 
  • Présentation de projet de femmes porté par le FIREFEC par Laetitia Kalimbiriro 
  • Projection de « la vie est belle » puis de « Tu n’as rien vu à Kinshasa » 
  • Conférence 1 : « La démocratie à l’épreuve de la pauvreté » avec Mweze Dieudonné Ngangura, réalisateur ; Anne Bernard, modératrice ; Fredy Jacquet, intervenant.

Les questions tournent autour des différents regards que le réalisateur porte, au travers de ces deux films, sur Kinshasa à plus de vingt ans d’intervalle : Qu’est ce qui peut expliquer les constantes et les écarts ? Une progression dans la carrière de l’artiste ? Des événements particuliers survenus dans sa vie ? Ou plus objectivement, sa perception de la situation économique et politique du Congo ?

  • Pause au cours de laquelle les participants ont partagé une assiette de plats congolais et ont continué les échanges. 
  • Projection de « les Shégués : enfants de la jungle urbaine » 
  • Conférence 2 : « De Kinshasa à Bruxelles, la place des jeunes dans la société » avec Mweze Dieudonné Ngangura, réalisateur ; Francine Ramackers, modératrice ;

Il ressort de la discussion que le phénomène de bandes congolaises que nous connaissons à Bruxelles ne peut être assimilé à la problématique des enfants des rues à Kinshasa.

 

  • Dimanche, reprise du festival autour d’une assiette. 
  • Projection de « Pièces d’identité » 
  • Pause en attendant l’arrivée de Ngangura qui ne viendra pas malheureusement, suite à un souci de santé. Quelques problèmes techniques empêchent la projection du film « Changa-Changa, rythmes en noir et blanc » 
  • Projection de « Le roi, la vache et le bananier » 
  • Conférence 3 : « Choc ou rencontre des cultures ? »avec Tonton Zalugurha, modérateur

Le film suscite une large participation de la salle car il raconte avec beaucoup de finesse l’organisation de la société traditionnelle au Congo. Quel rôle joue-t-elle aujourd’hui  dans la démocratie mise en œuvre ? Sur quels fondamentaux repose-t-elle ? Dans quelle mesure aurait-elle offrir la stabilité nécessaire au développement du pays ?

Les débats abordent aussi l’importance des références culturelles pour se construire une identité. Des jeunes dans la salle expliquent le manque d’attaches à leurs origines. Ils constatent l’écart qui les sépare de leurs parents et leur famille congolaise car ils n’ont pas une connaissance de l’histoire du pays, ni de ses valeurs ou de ses traditions. Une (jeune) femme réagit en disant : « rien ne t’empêche d’aller à la rencontre de tes origines… C’est une démarche personnelle à faire… »

  • Projection de « Les habits neufs du gouverneur » 
  • Le festival se clôture à minuit.

 

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