29/10/2010 : Matinée « SDF, les damnés de nos sociétés de surconsommation »

Dans le cadre de l’année européenne de lutte contre la pauvreté , le Centre du Libre Examen vous invite à venir participer, réfléchir, comprendre, dialoguer, débattre :

« Un homme couché sur des cartons, à l’entrée d’une gare, avec ou sans chien, interpellant les passants pour avoir une petite pièce. Ajoutez son refus de toute aide venant des services sociaux et vous aurez le cliché parfait du sans-abri. La réalité est plus complexe et les réponses à apporter ne pas si évidentes.  La définition du sans-abri est large. Ce sont des personnes sans logement ou en situation de logement précaire. Certains habitent temporairement chez des amis ou de la famille, d’autres ont été expulsés de leur logement et se retrouvent sans alternatives. Même le nombre de sans-abri est imprécis. L’association des maisons d’accueil les estimait à 17.000 en 2008. Ce qui est certain par contre, c’est que leur profil change. Il y a de plus en plus de jeunes, de personnes ayant des problèmes psychiatriques, des familles avec enfants et surtout des femmes. En Wallonie, la féminisation des sans-abri est évidente pour les CPAS. Ils sont 40 % à mentionner ce phénomène contre à peine 17 % en Flandre.Le manque de logements à un prix abordable et des revenus insuffisants sont les premières causes du sans-abrisme. Et elles produisent les mêmes effets : la difficulté à en sortir. L’étude des deux universités pointe aussi d’autres problèmes : le manque de réseau social, le fait de se retrouver dans une famille disloquée, de vivre ou d’avoir vécu des problèmes de violence conjugale ou familiale, des problèmes de santé mentale, d’alcoolisme. Une offre suffisante de logements sociaux est un facteur clé pour sortir les gens de la rue. Mais cela ne suffit pas : il faut aussi des dispositifs d’accompagnement du sans-abri or la majorité des CPAS ne le font pas. On a tort par ailleurs de penser que les sans-abri refusent l’aide qu’on leur apporte. Selon l’étude de l’ULG, en Flandre comme en Wallonie, la majorité des sans-abri entrent en contact avec les CPAS de leur propre initiative. Le problème, c’est que les CPAS connaissent mal le cadre de vie des sans-abri dans leur commune. Et les travailleurs sociaux reconnaissent qu’ils ne peuvent pas toujours répondre aux problèmes psychiatriques et juridiques des gens. au vu de toutes ces embûches, il n’est pas aisé de remonter des enfers quand on y est tombé. Comment agir ? » Le Soir en ligne – Lundi 1er mars 2010

   

Programme

Présentation du court métrage « La lutte des SDF pour leurs droits » par Alain Pycke du Front des SDF,

André Uytrelst et Jean le Suisse, anciens SDF et membres du Front SDF et du Collectif des Morts de la rue, interviendront sur « Etre sans domicile, ce n’est pas être sans droit » 

Débat :

Cadre légal :

« Les ‘chasse-coquins’. Petite histoire de la criminalisation de la mendicité », Jacques Fierens, professeur extroardinaire aux Facultés notre Dame de la paix à Namur. Chargé de cours à l’université de Liège

Vision du politique :

« Lutter contre le sans-abrisme : à la recherche de politique(s) structurelle(s) », Thierry Martin, Conseiller de Philippe Courard, Secrétaire d’Etat à l’Intégration Sociale et à la Lutte contre la Pauvreté .

Vision du milieu associatif :

« Dispositif bruxellois de l’aide aux sans-abri : présentation et enjeux actuels », Christine Van Hessen, Directrice de l’Association des Maisons d’Accueil et des Services d’Aide aux Sans-abri

« Soigner les sans-abri », Philippe Van Vlaenderen, Médecin bénévole chez Médecin du Monde

Lieu : Maison de la Solidarité – Rue Coenraets, 66 -1060 Bruxelles

Paf : 2,50 euros

         1,50 euros sur présentation de la carte (étudiants – allocataires sociaux – Vipo )

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