22/5/2012 : Séminaire de réflexion « Egalité de genre dans le choix des études : un leurre ? »

Date : 22 mai 2012 de 9h30 à 13h00

Lieu : Maison de la Solidarité, 66 rue Coenraets – 1060 Bruxelles

Paf : 2 € (café et mignardises compris)

Aujourd’hui, en Belgique, des lois existent pour protéger les citoyens contre toutes formes d’inégalités de genre, et des institutions veillent au respect de l’application de ces lois, mobilisent des acteurs de terrain pour accompagner leur mise en place, réalisent des campagnes de sensibilisation et de prévention pour faire évoluer les mentalités dans ce sens. Malgré la panoplie d’outils, force est de constater que les inégalités de genre sévissent encore  dans la vie quotidienne, professionnelle, sociale ou privée.

Certains stéréotypes véhiculant des relents sexistes s’avèrent bien plus persistants qu’il n’y parait. Il est donc nécessaire de continuer à travailler sur les imaginaires collectifs que nous renvoie la société, imaginaires qui interviennent dans la construction de nos modèles sociaux.

Cette analyse sur les inégalités de genre s’applique à l’orientation professionnelle qui, nous le savons, commence bien avant d’entrer sur le marché du travail, à savoir dès l’école secondaire. Ainsi, les services chargés de l’égalité des chances s’inquiètent des différences marquées en matière de choix de filière d’études entre les garçons et les filles, preuve que les stéréotypes sont toujours actifs et interviennent de façon inconsciente dans nos choix, nos orientations et nos préférences.

Des nombreuses études fouillées sur la question, nous retiendrons ici trois éléments qui pointent le poids injustifié des stéréotypes :

  • les filles sont très souvent mieux informées que les garçons sur les filières d’enseignement ainsi que sur les débouchés professionnels qui en découlent.
  • dès le début du secondaire, les filles se voient plus facilement reléguées que les garçons vers des filières comportant peu de mathématique et à ce titre, moins bien considérées.
  • les filles obtiennent en moyenne de bien meilleurs résultats que les garçons, et ce quelle que soient les options secondaires ou universitaires dans lesquelles elles sont inscrites. Il y a lieu de s’interroger pourquoi elles s’orientent massivement dans leurs études vers des filières moins valorisantes.

Lors de ce séminaire de réflexion, le Centre régional du Libre Examen ouvrira le débat afin de mieux comprendre les raisons de la persistance de ces stéréotypes tout en réfléchissant à des pistes de solutions pour l’élaboration d’une égalité de genre dans les choix professionnels.

Table ronde :

« L’orientation scolaire : influencée par le genre » – José-Luis Wolfs, Chef de Service des Sciences de l’Education de l’ULB

« Le choix du domaine d’études universitaires selon l’origine » – Maud Van Campenhout, chercheuse au Girsef (groupe interdisciplinaire de recherche sur la socialisation, l’éducation et la formation) et assistante en sociologie à l’UCL

« Impossible de lutter contre l’écart salarial sans lutter contre les stéréotypes … ? » –
Françoise Goffinet, attachée à l’Institut pour l’Egalité des femmes et des hommes

« Genre, orientation et élèves « non-traditionnels » – Lionel Galand, Chargé de recherches à Cap-Sciences Humaines asbl

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