16/02/2011 : Colloque « Des synergies pour raccrocher à l’école »


Programme

9h00      Introduction par Marinette De Cloedt, Echevine de l’enseignement à Ixelles

L’école, un droit et non une obligation pour les jeunes, par Benoît Vandermeersch, Ligue des droits de l’Homme

9h15 Table ronde 1 : Décrocher de l’école : des jeunes en parlent…

10h00    Table ronde 2 : Raccrocher à l’école : les acteurs analysent les dispositifs existants

10h50     Débat

11h20      Pause-café

11h40      Table ronde 3 : Raccrocher via l’emploi : des synergies pour professionnaliser les jeunes non diplômés

12h30     Débat

13h00     Conclusions par Charles Picqué, Ministre-Président de la Région Bruxelles-Capitale

13h30       Lunch


Dans le cadre du réseau SOLSA, Solidarité Savoir, Pour la Solidarité et le Centre régional du Libre Examen proposent de faire le bilan sur ce qui a été réalisé en matière de lutte contre le décrochage scolaire et de consulter les différentes structures afin qu’elles présentent leurs initiatives, analysent conjointement la situation des jeunes et réfléchissent à de nouvelles pistes d’actions coordonnées.


Table ronde 1 : Décrocher de l’école : des jeunes en parlent

Parmi l’ensemble des acteurs qui gravitent autour des jeunes, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur la problématique de décrochage scolaire et tentent d’apporter, à leur échelle et selon leurs moyens, des éléments de réponse. Mais, lorsque l’on a entre 15 et 18 ans, que l’on est en révolte ou en échec par rapport à l’école, comment perçoit-on la situation ? Alors que l’on est en train d’abandonner, quel regard porte-on sur tous les dispositifs de raccrochage scolaire ? D’abord, est-il si facile d’en avoir connaissance ? Ensuite, a-t-on vraiment envie d’y avoir recours ? Constituent-ils le soutien que l’on peut attendre ? Ou au contraire cherche-t-on à les fuir ? Quel parcours de socialisation alternatif envisagerait-on plutôt de solliciter ?

Cette première table ronde propose de réunir quelques jeunes qui ont rencontré une situation d’abandon scolaire et acceptent de témoigner sur leur parcours. Interrogés par Pierre Delvaux, accompagnateur scolaire, ils exposent leur ressenti par rapport à la réalité de leur situation personnelle et les moyens qu’ils ont su mobiliser pour passer le cap. Ils apportent leurs points de vue sur une problématique de décrochage scolaire qui les concerne au premier chef, mais qui implique également tant d’autres acteurs : parents, professeurs, écoles, institutions publiques, milieu associatif, entreprises…


Table ronde 2 : Raccrocher à l’école : les acteurs analysent les dispositifs existants

Lorsqu’un jeune quitte l’école avant ses 18 ans, il se marginalise par rapport au plus fondamental des systèmes de socialisation (avec celui que constitue la famille) pour notre société. Les risques qu’il se perde dans la nature sont alors énormes. Quelle action spécifique chaque type d’acteurs met-il en place pour éviter une telle déconnexion ? Comment rendre plus efficace le travail des intervenants de première ligne qui sont au contact direct avec les jeunes ? Face à la multiplicité des dispositifs, existe-t-il une cohérence d’ensemble et une lisibilité globale satisfaisante ? Comment limiter les cloisonnements entre les dispositifs et améliorer la concertation ? Quelle est la mission de la Communauté Française par rapport à la problématique ? Notamment, quelle réponse vise à apporter l’Observatoire sur le décrochage scolaire qu’elle projette de créer ?

En réunissant des acteurs de l’éducation initiale et de l’accompagnement des jeunes, la seconde table ronde vise à observer, de l’intérieur, les dispositifs de raccrochage scolaire. Questionnés par ce que les jeunes auront exposé précédemment, les invités proposent un regard croisé sur leurs diverses pratiques, qu’elles se situent au niveau politique ou au niveau opérationnel, dans ou en dehors de l’école, pour en élaborer un bilan.

  • Etienne Jockir, Cabinet de la Ministre Marie-Dominique Simonet
  • Gilles Hallez, Solidarité Savoir
  • Marie Kuyl, Schola ULB
  • Benoît Toussaint, professeur à Pédagogie Nomade

Table ronde 3 : Raccrocher via l’emploi : des synergies pour professionnaliser les jeunes non diplômés

Si le travail demeure une valeur sociale fondamentale de notre société, en corollaire, force est de constater l’effet déstructurant de la spirale du chômage. Or, pour un jeune sans diplôme de base (le CESS, voire le CESI) et sans expérience professionnelle, il est extrêmement difficile de ne pas tomber dedans, surtout dans conditions actuelles particulièrement rudes du marché de l’emploi. Quelles voies de professionnalisation existe-t-il pour des jeunes sortis de l’école secondaire non qualifiés ? Comment les inscrire dans un parcours d’insertion socioprofessionnelle valorisant et éviter la marginalisation dans le chômage ? Dans quels secteurs d’activité et quels métiers ? Comment les entreprises peuvent-elles envisager l’embauche de ces jeunes tout en respectant la logique d’efficacité inhérente au système économique ?

La troisième table ronde vise à présenter quelques initiatives pour permettre à des jeunes sortis de l’école trop tôt de raccrocher socialement via l’emploi. Entre centre de formation en alternance, acteurs de l’ISP, entreprises, syndicats, représentants des politiques de l’emploi, tout est question de synergies, personne isolément ne possédant les clés d’un parcours de vie réussi pour un jeune.

  • Naïma Nassir, Centre de formation Sireas
  • Julien Romiti, Mission locale d’Ixelles
  • Nadine Jadoul, FGTB
  • Michaël Rimé, Cabinet du Ministre Cerexhe
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