9/04/2011 : Exposition « Entre le Paradis et l’enfer – Mourir au Moyen-Âge »

Au Moyen-Âge, la mort était partout, faucheuse sauvage, impitoyable, mystérieuse. Sans cesse, elle côtoyait les vivants, dans la violence de leur quotidien, la dureté de leur vie de labeur, les guerres, les épidémies, les souffrances, les jugements sommaires… Pour accepter les terribles conditions d’existence et vivre avec la conscience de sa finitude, il fallait bien se délivrer des peurs que la mort inspirait, sublimer  les mystères qui l’entouraient, transcender le présent désespérément noir et fini dans un après serein, fait de lumière et d’éternité.

Depuis le Moyen-Âge, les choses ont-elles évolué ? Car, quoi que l’on fasse pour rester jeune, limiter l’empreinte du temps sur le corps, passer une vie la plus confortable possible, mourir est toujours le lot à tous. On a beau la retarder, la cacher,  la repousser loin du quotidien, la mort fait partie de la vie. Les progrès en médecine et la levée de certains des mystères de la vie ne changent rien à cette fatalité-là.

Partant d’une période obscure de notre histoire, le Moyen-Âge, l’exposition, que le Centre régional du Libre Examen propose dans son programme d’activités, nous renvoie à une problématique continuellement actuelle. A travers les objets, les œuvres d’art et les documents, le visiteur pourra à la fois comprendre comment la mort était présente dans la société médiévale et s’interroger sur son propre rapport à la mort. Et ceci en abordant quatre thèmes : les causes, les rituels funéraires, les croyances et superstitions, les monuments funéraires.

Pour les personnes qui le souhaitent, et en plus du tarif de groupe, le Librex offre une visite guidée de l’exposition. Ce sera l’occasion de réfléchir ensemble sur ces anciennes représentations religieuses et/ou approches spirituelles de la mort qui, aujourd’hui, font plus ou moins écho aux diverses visions philosophiques du monde contemporain.

Date : Samedi 9 avril à 14h30

Lieu : Musée du Cinquantenaire. Rendez-vous dans le hall de l’exposition

Paf : 9 € (inscription obligatoire car nombre de places limité)

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